•Plus de production : les 22 000 ha de maïs BT cultivés l’an dernier ont généré 25 000 tonnes de récoltes supplémentaires, soit 1,5 million d’euros de revenu en plus pour l’agriculture française.
• Moins de pesticides : 22 000 ha de maïs BT, c’est 1 à 4 passages d’insecticide en moins, ce qui signifie aussi 29 000 litres d’essence liée aux traitements en moins et 86 500 kg d’émissions de CO2 en moins… Nous osons l’affirmer, la culture BT est indéniablement écologique et nous ne comprenons pas l’aversion de la filière bio pour les cultures OGM qui pourraient au contraire aider les agriculteurs à mieux cultiver dans le respect de l’environnement.
• Une récolte de meilleure qualité : les OGM ne présentent pas de risques pour la santé humaine, c’est ce qui ressort des milliers de publications scientifiques parues sur le sujet. Le maïs BT contribue à l’amélioration de la qualité sanitaire de la récolte. Les attaques de pyrales favorisent en effet la prolifération de champignons néfastes au rendement et à la qualité du grain.
Parce que les cultures OGM, conventionnelles et bios peuvent et doivent coexister
Les semenciers maïs cultivent la biodiversité et proposent en moyenne aux agriculteurs une centaine de nouvelles variétés chaque année. Chaque type de maïs est utile et coexiste déjà avec les autres. C’est d’autant plus facile avec le maïs que le pollen de cette plante est lourd et ne se déplace pas au delà de 10 mètres. Les règles de coexistence ont été définies au travers de trois années d’études réalisées par l’AGPM (programme POECB de 2002 à 2004). Les semenciers maïs souhaitent donc permettre aux agriculteurs de choisir des semences OGM, bio ou conventionnelles, car ces trois types de cultures sont légitimes et répondent à des besoins et des marchés variés. Il n’est nullement nécessaire d’en sacrifier une pour « sauver » les autres, et priver ainsi les maïsiculteurs français de leur liberté de choix.
Dans ce contexte, a-t-on le droit de suspendre l’innovation biotechnologique en Europe et en France ?
Aujourd’hui un seul événement BT est autorisé à la culture en France et en Europe, le MON 810. Certes il sera revu par le comité de préfiguration de la haute autorité et nous n’avons aucun doute quant au résultat scientifique de cette revue. Mais depuis près de 10 ans, deux autres événements Bt restent en attente d’une autorisation européenne à la culture. Ils ont pourtant reçu les avis favorables de tous les comités d’experts européens et de l’EFSA*. Nous demandons au gouvernement de faire preuve de proactivité sur ces dossiers et de favoriser l’accès aux innovations biotechnologiques.
Il en va de l’avenir de l’agriculture française et européenne, les semenciers maïs demandent la levée de la suspension du maïs MON 810 et le droit de commercialiser des semences OGM pour les semis 2008. Par ailleurs, nous demandons l’accès le plus rapide possible aux autres innovations biotechnologiques de résistance à la pyrale en attente d’une autorisation européenne.
* : Autorité européenne de sécurité des aliments
SEPROMA est le syndicat professionnel regroupant les entreprises qui sélectionnent, produisent ou commercialisent des variétés de maïs inscrites en France. Rassemblant 35 entreprises, SEPROMA constitue une importante somme d’expertises à la croisée des secteurs « semences » et « maïs ».
Pour toute information complémentaire merci de contacter :
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E-mail : isabelle.ferriere@seproma-semence.asso.fr
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