Suite à cette préconisation, les professionnels des semences et de la protection des plantes souhaitent
rappeler les points suivants :
- L’article 1 de la loi française relative aux OGM prône « la liberté de produire et de consommer
avec ou sans OGM ». Proposer des zones dédiées aux cultures d’OGM s’opposerait donc de
fait à l’esprit de la loi et à la liberté de cultiver qui en découle.
- Chaque culture ayant ses propres particularités biologiques, les mesures relatives aux plantes
OGM doivent être prises au cas par cas, et il est parfaitement illusoire de tirer des conclusions
très générales dans le domaine de la coexistence.
- La loi française rappelle que la coexistence s’organise autour d’un seuil qui s’élève à 0,9% de
présence fortuite d’OGM. Ce dernier, fixé au niveau communautaire, entraîne un étiquetage
obligatoire. Il n’est en rien un seuil de risque sanitaire.
- Pour le maïs, le respect des bonnes pratiques1 agronomiques (distance d’isolement, barrière
anti-dissémination et zones tampon, calendrier de semis décalés ou culture de variétés avec
périodes de floraisons décalées), logistiques et de nettoyage du matériel agricole permet de
garantir la coexistence entre les filières.
- Le programme COEXTRA s’appuie beaucoup sur de la modélisation qui a un réel intérêt.
Mais les professionnels des semences et de la protection des plantes y ajoutent
l’expérimentation au champ et l’expérience des agriculteurs.
- Car la réalité du terrain est riche. Par exemple :
o En France, 22.000 hectares de maïs OGM ont été cultivés en 2007 sans qu’aucun
contentieux entre agriculteurs lié à une dissémination fortuite d’OGM supérieure au
seuil européen de 0,9% n’ait été signalé.
o En Espagne où le même constat peut être fait alors que des dizaines de milliers
d’hectares de maïs OGM sont cultivés depuis 12 ans.
1 cf : document joint « Précisions sur les conditions techniques assurant la coexistence et la séparation des filières »
Pour toute information complémentaire merci de contacter Valérie Carlon :
Tél. : 06 12 21 08 30; e-mail : valerie.carlon@wanadoo.fr